Steph & Alex au pays des caribous

Samedi 2 avril 2005

Quel parcours du combattant ce départ ! Comme si cela ne suffisait pas que je galère pour trouver un stage à distance depuis le mois de janvier… Me voici à une semaine du départ et rien n’est prêt, c’est la panique ! Le timing était plus que serré puisque je terminais les cours à Montpellier le samedi 26 mars à cause d’un rattrapage (3ème fois j’espère que je l’aurai !) Et je prenais la route dans la foulée. Ma coloc m’attendait sagement dans la voiture avec les cookies fraîchement préparés de la veille (énergie nécessaire quand on a 8h de route et qu’il risque d’y avoir des bouchons) A 10h pétante je suis sortie comme une flèche de l’amphi et à peine 15 min après nous étions déjà dans un bouchon ! Et oui quelle idée de prendre la route le samedi du week-end de Pâques. Nous sommes restées bloquées plus de 30 min au beau milieu d’un rond point, heureusement les cookies étaient là pour nous calmer les nerfs. Ensuite il n’y a plus eu de bouchons mais au fur et à mesure que nous traversions les régions nous avons eu droit à tous les éléments : pluie, grêle, orage, vent. Nous sommes arrivées à Argent vers 17h pile poil pour prendre le thé avec les bugnes et les cookies, bien sur !

Une première étape était franchie, mon 13ème déménagement (en 6 ans), il me restait tout juste 5 jours pour dire Goodbye aux amis et à la famille, faire ma valise (il me fallait bien 2 jours) aller chez le docteur, le coiffeur, et surtout détail qui a son importance : faire mon visa à l’Ambassade. Et oui, je n’avais toujours pas de visa 5 jours avant le départ et vu ma chance comme je partais un 1er avril, j’avais des raisons de me faire du souci ! La prise de tête commence, comme je n’avais pas de stage, je n’avais pas de lettre d’accueil d’une entreprise et je ne pouvais pas faire une demande de visa de stagiaire. C’est pourquoi, le mardi soir vers 23h on a décidé avec Alex que je demanderai un PVT. Nous avons passé une bonne partie de la soirée à écrire ma lettre de motivation. Alex devait m’aider à l’écrire puisqu’il avait rédigé 4 pages pour la sienne (la fille à l’ambassade avait rarement vu ça !) Mais ça devint très vite un sujet d’engueulade, il a commencé par écrire que j’étais tombée en amour avec le Canada (je n’y avais jamais mis les pieds !) que je r^vais d’y faire ma vie (pas du tout je veux juste y effectuer mon stage de spé) et que j’étais une passionnée de photos et que les grands paysages de ce pays étaient des sujets idéaux…Bref que du pipeau, mais bon ça avait marché pour lui et il fallait bien que je finisse cette lettre car il était 1h du mat’ et qu’on se levait à 5h du mat’ pour aller à l’Ambassade du Canada.

J’ai l’impression que je suis à peine couchée lorsque le réveil sonne, dernière vérification des papiers et on y va ! Comme d’hab bouchon sur le préiph’ mais après 2h30 de voiture nous voici arrivés et bien sûr il y a déjà une longue file d’attente sur le trottoir. Je fais la connaissance d’Antoine, étudiant à Polytechnique qui a un stage et une lettre d’accueil, et Ysmai, qui fait sa demande de résidente permanente. Le stress commence à monter : vont-ils me donner mon visa sans me poser trop de questions ? Une heure plus tard je me retrouve au guichet et je donne mon dossier la main un peu tremblante, elle prend ma lettre la lit en 2 secondes et mets mon dossier dans une enveloppe, première étape franchie avec succès, je dépose l’enveloppe dans une boite et je discute avec Antoine et 1h après on m’appelle par mon numéro : « Félicitations voici votre PVT » Youpi ! Ouf, j’ai eu mon visa à J-2 mais je l’ai eu ! On passe maintenant au second casse-tête de la journée : souscrire à une assurance. Je n’y comprenais rien, j’étais couverte par mon contrat jeune à la Matmut pour la responsabilité civile et le rapatriement + les frais médicaux…mais vous connaissez les ptites lignes des contrats qu’on le lit jamais, et bien là c’était écrit que c’était pas suffisant pour le Canada ! J’ai finalement souscris à l’assurance d’OTU avec tarif étudiant (178 euros pour 6 mois). Quelle journée constructive !

Le jeudi arriva, veille du départ et je n’avais toujours pas bouclé mes valises…Au secours! Je ne savais vraiment pas quoi prendre, vêtements d’été, d’hiver ? Forcément quand on sait qu’il peut encore neiger en avril et qu’il peut faire jusqu’à 40°C en plein été ! Il faut prévoir chaussures d’été et d’hiver, manteaux…malgré moi j’ai du faire des concessions et j’ai retiré pas mal d’affaires car je n’avais droit qu’à 2X 32 kgs. J’ai terminé mes valises à 1h du mat’ entre 2 coups de fil. Je me suis levée à 5h du mat’ le jour J pour aller à l’aéroport. J’ai eu du mal à garder les yeux ouverts sur le trajet, mais je devais encore signer mes travallers chèques et noter les numéros. Dernier coup de pression à l’embarquement pour savoir si mes 2 valises, mes 2 vanity, mon bagage à main de 10 kg et mon ordi allaient passer incognito. Mais oui bien sûr elles sont très sympas les hôtesses d’Air Canada ! En revanche au contrôle ils m’ont fait enlever mes bottes la honte j’avais des pauvres chaussettes et tout le monde me regardait !

Dans l’avion, j’étais assise à côté d’une canadienne de Victoria très sympathique qui me prévient du choc culturel que je vais subir…je l’ai regardée avec des yeux de merlan fris (maintenant je vois ce que tu voulais dire Gisèle !) Le de 7h s’est bien passé, à part un pti raté de la part d’Air Canada qui nous a passé les Ghostbosters ! Après l’atterrissage, je commençais à paniquer car je n’arrivais plus à remettre mes bottes ! J’avais des poteaux à la place des mollets…tant pis je les ai pas attachées. Avant de récupérer les bagages, je suis passée à l’immigration pour obtenir mon fameux permis de travail. Enfin, j’ai pris le bus pour Montréal, et coïncidence, en discutant avec ma voisine, je m’aperçois que c’est la maman d’un gars de ma promo, que le monde est petit ! Arrivée à la gare routière j’étais lessivée et j’ai pris un taxi bien que Anne n’habite qu’à 5 min à pieds ! Une fois chez elle je n’avais qu’une envie : dormir, mais il n’était que 14h30 ! Je ne tenais plus debout mais j’ai du veiller jusqu’à 21h pour être en phase avec l’heure locale. Quelle aventure…et ce n’était que le début !  


Par Steph
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Samedi 30 avril 2005

Il m’a fallu une semaine pour me remettre du décalage horaire, et lorsque j’étais presque en forme on est passé à l’heure d’été, j’ai changé 3 fois d’heure en 2 semaines! J’étais pas très fraîche pour gambader mais on avait du pain sur la planche!

Notre première mission était de trouver un appart, ce fut un jeu d’enfant il n’y avait que l’embarras du choix. 4 jours après notre arrivée à Montréal nous avons signé un bail sans caution ni garant et surtout sans travail! (incroyable n’est-ce pas?) On a emménagé dans un studio neuf (ils refont la peinture et changent la moquette à chaque nouveau locataire) de 45 m2 en plein centre ville sur le boulevard René Lévesque Est (entre Berri UQAM et le vieux port) mais vide, heureusement IKEA est toujours là!

 

 

Ensuite, avec une adresse, nous avons pu ouvrir un compte en banque, et aller nous inscrire à la sécurité sociale. Il faut absolument son NAS pour être payé et même parfois pour travailler tout simplement, je l’ai eu au bout de 4 semaines! Alex l’a eu au bout de 2 semaines car l’agence d’intérim lui avait écrit une lettre d’embauche pour accélérer la démarche. Lorsque tous ces détails administratifs ont été réglés, nous avons pu jouer les touristes et découvrir les lieux incontournables de Montréal : la rue Sainte-Catherine où se concentrent la plupart des Grands Magasins (La Baie, Les Ailes de la Mode), centres commerciaux (centre Eaton )et boutiques (et l’on peut trouver quelques sex shops entre 2 magasins de fringues!), le vieux port, le Mont Royal, le plateau (quartier à la mode où tout le monde veut habiter), la rue Saint Denis…

 

 

            Le premier week-end, il a fait un temps superbe et nous avons grimpé le Mont Royal, arrivés au sommet nous avions une vue magnifique de la ville. Puis nous sommes allés visiter l’Oratoire Saint Joseph qui vaut le détour! C’est une église des années 70 qui se veut « authentique » et où l’on trouve un escalator, des chaises en fer et des vitraux vraiment bizarres. C’est un peu raté pour l’effet église qui a des siècles mais c’est drôle. Le week-end suivant le temps étant toujours très beau, nous sommes allés à pied sur l’Ile Sainte Hélène en face du Vieux Port, où se trouvent plusieurs vestiges de l’exposition Universelle de 1967 : le Casino de Montréal (fait par les français) la biosphère (qui a pris feu)…Nous avons également parcouru le circuit Gilles Villeneuve. Cette promenade nous a fait marcher plus de 5h, j’avais les pieds qui fumaient! On va réfléchir pour s’acheter un vélo ou des rollers car on est les seuls fous à tout faire à pieds!

 

 

Le soir nous avons partagé un grand évènement culturel américain : The Monster Trucks Show. C’est vraiment l’événement « bauf » de l’année à ne pas rater! Nous étions au stade olympique (genre Bercy avec 50 000 places) qui était bondé d’américains qui boivent des bières et bouffent par alternance des chips et des hot dogs tous les quarts d’heure, et surtout qui hurlent des trucs du genre «wou wou wou» en levant le poing en l’air. Le principe du show c’est que des gros 4X4 sautent et écrasent des petites voitures, qu’ils se rentrent dedans et s’ils se renversent c’est plus drôle ou encore mieux s’ils se bagarrent et surtout que ça fasse du bruit. Il y avait aussi des dragsters avec 4 moteurs d’avion, ça faisait un bruit d’enfer et ça flambait! Nous avons aussi vu un mini show de quad en freestyle (c’était plus sympa). Au début nous avons été étonnés car tout le monde s’est levé pour chanter l’hymne américain puis rassit au moment de l’hymne québécois. Pendant la soirée, il y a eu un show où les voitures se rentraient dedans, le but étant qu il n’y en ait plus qu’une qui roule... Il y a même eu une fausse bagarre, et le speaker répétait sans cesse : Vous en voulez encore? On en pouvait plus, surtout lorsque les dragsters avec les moteurs d’avion nous perçaient les tympans. En bref on a respiré du kérosène et de la poussière toute la soirée mais on était au cœur de la culture américaine.

 

 

Puis le dimanche nous sommes retournés au Mont Royal et nous sommes allés au parc où tout le monde se rassemble pour jouer au frisbee, de la guitare ou encore aux gladiateurs! Et oui ce pays qui n’a pas connu le Moyen-Age s’en inspire pour jouer à la guerre. C’était très drôle, ils étaient tous déguisés et armés avec des boucliers, des épées et des arcs, certains portaient même des chandails en cote de maille! Certains jouaient du djumbé et d’autres dansaient. C’était noir de monde!

 

            Heureusement que nous avions bien profité des 2 premiers week-ends où il a fait très beau car ensuite le temps s’est gâté et il a plut des cordes pendant plusieurs jours consécutifs. Nous avons visité le biodôme (parc animalier couvert)où sont rassemblés différentes espèces d’animaux (loutres, castors, aquarium géant…) Le plus drôle à observer étaient les manchots à l’heure du dîner. Par un dimanche pluvieux nous avons également visité le Musée des Beaux Arts, j’ai été déçue car il y avait peu d’art canadien, quelques œuvres Inuits, mais surtout des galeries sur l’art européen, asiatique, orientale…

Par la suite, nous avons profité des week-ends pluvieux pour nous reposer et organiser des brunchs le dimanche! On essaie d’inviter des québécois mais souvent on se retrouve entre français. Au menu : pancakes, bagels, toasts, muffins, cookies…c’est le meilleur repas de la journée!

Par Steph
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Mardi 10 mai 2005

      Qui a osé dire qu’il était facile de trouver un emploi au Canada ? Moi la première, c’est ce qu’on peut lire dans beaucoup de magasines mais dans la réalité, c’est un peu, beaucoup même plus compliqué qu’on ne l’imagine. Faut dire que je m’en doutais un peu puisque j’envoyais des CV depuis le mois de janvier et que j’avais très peu de retour. Au début je m’entêtais à ne chercher que dans le textile et les Grands Magasins puis j’ai élargi au fur et à mesure jusqu’à me retrouver à postuler pour un poste dans une entreprise de quincaillerie ou une usine de production d’Air Liquide ! Après 3 mois de recherches sur Internet je me suis dit qu’une fois sur place ce serait plus facile. Arrivée à Montréal, j’ai passé 2 entretiens aux Ailes de la Mode sans succès (pas de budget, ils sont en mauvaise santé économique) d’ailleurs heureusement car c’est à Boucherville, il faut marcher sur l’autoroute pour aller à l’entreprise il n’y a pas de trottoirs ! . J’ai continué à postuler à des offres sur des sites comme Jobboom, Workopolis et Monster, et à envoyer des dizaines de candidatures spontanées par jour. Tous les matins, c’était la même routine : réveil à 8h, appels téléphoniques, courriels, réponse aux offres…et je passais mes après-midi à attendre qu’on m’appelle. J’ai tout de même réussi à passer de nombreux entretiens mais j’entendais toujours le même son de cloche : « Votre formation est très bien mais vous n’avez pas de référent en Amérique du Nord…désolé  » Pas autant que moi, j’ai juste un diplôme de 120 000 balles en jeu ! Et oui c’est la triste réalité, ici c’est ce que l’on appelle le « réseautage » chez nous on appelle ça du piston ! Non seulement il faut avoir un ancien employeur canadien qui vous appuie mais aussi quelqu’un au sein de l’entreprise qui vous réfère…et qui touchera une prime !!Moi j’appelle ça la mafia mais bon c’est correct, si ça marche comme ça je vais me plier aux règles du jeu.

Après un mois de recherches sur place à ne rien faire d’autres que de passer des entretiens et des tests à la noix (rédaction en français en anglais, tests sur Windows, textes à trou, vitesse de dactylo…) la déprime me gagnait, d’autant plus que le temps était vraiment pourri, il pleuvait tous les jours des trombes d’eau, j’arrivais en entretiens trempée et il fallait que j’essore mes chaussettes car j’avais un pti trou sous ma chaussure ! Je n’en pouvais plus ! J’ai alors décidé de travailler pour retrouver une vie sociale et acquérir une expérience professionnelle dans une entreprise canadienne. J’ai été embauchée dans un Call Center (grâce à Anne qui m’a référée), comme agent de sondage ou plus exactement « casse-couille qui dérange les gens à l’heure du souper» (c’est ce qu’on m’a répondu). J’administrais des questionnaires sur les annuaires téléphoniques…N’empêche que je n’étais pas mauvaise car à ma première écoute (et oui on est surveillé par un écouteur !) j’ai eu une très bonne note : 86/100 à croire que j’avais fait ça toute ma vie ! Heureusement que non car c’est bien fastidieux comme job, mais parfois c’était vraiment drôle, je ne comprenais rien à l’accent du coup je leur faisais répéter et ils croyaient que je me moquais d’eux.

 

Je n’y ai travaillé qu’une semaine car ensuite, j’ai été embauchée pour un contrat de 15 mois en intérim chez Compuware, une entreprise qui crée des logiciels. Et attention, j’ai monté en grade je suis réceptionniste, adjointe administrative et comme j’ai quand même un BAC+5 spé achats on m’a confié les factures à gérer, les commandes de cafés et fournitures de bureau à passer, ça c’est de la responsabilité ! Je caricature mais je revis depuis que j’ai retrouvé une vie sociale et que je ne passe plus mon temps à attendre que le téléphone sonne. D’ailleurs tout le monde le dit, c’est quand on a un job que tout le monde t’appelle !

 

 

J’attends toujours de trouver LE boulot qui va me permettre de valider mon diplôme mais je ne désespère pas et j’attends de récolter les fruits des graines que j’ai semées. A suivre !

Pour Alexandre, c’est beaucoup plus simple vu qu’il n’est pas regardant sur le domaine (faut bien qu’on se nourrisse et n’oublions pas que c’est l’homme qui doit chasser et nourrir son foyer!) Du coup, il avait trouvé un job dès la deuxième semaine de son arrivée à Montréal au Consulat de France, puis il a enchaîné chez Canadian Tire en CDI comme responsable du rayon sport, en une semaine il est passé superviseur et ils lui ont même promis de devenir gérant en quelques semaines (c’est incroyable comme on évolue vite ici). Mais un matin pas comme un autre, il s’est réveillé et a décidé de changer de job (car il n’avait pas ses we) et il a appelé l’agence d’intérim qui lui a trouvé tout de suite un autre boulot ! Donc aujourd’hui il bosse chez UAP pièces auto, mais je ne sais pas pour combien de temps car il bosse de 15h30 à minuit…du coup on ne fait que se croiser ! Pour lui aussi à suivre.. 

 

Par Steph
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Dimanche 15 mai 2005

Le Québec en général :

 

 

 

-         Il y a 7,5 millions d’habitants pour superficie de 1,7 millions de m2 (3 fois la France) dont 3,4 millions à Montréal (avec la région métropolitaine).

 

-         La grève des étudiants a duré plus de 2 mois car le gouvernement a transformé les bourses en prêt.

 

-         A Montréal, la hauteur des gratte-ciel est limitée à celle du Mont-Royal, à Ottawa c’est 30 étages et à Toronto il n’y a pas de limite.

 

-         En 1980 et en 1995, il y a eu deux référendums pour l’indépendance du Québec et la seconde fois le oui a perdu avec 49,8% des voix.

 

-         L’affaire des commandites a fait beaucoup de bruit ces derniers temps. Il y a eu un détournement de fonds au profit des partis politiques : les agences publicitaires chargées de promouvoir le Canada au sein du Québec gonflaient les factures afin de réinjecter l’argent des contribuables dans les partis.

 

-         Il n’y a pas de rond point, le seul qui existait à Montréal a été détruit car il y avait trop d’accidents (3 voies)

 

-         Les moustiques sont voraces, il existe plus de 50 espèces : les brûlos (qui ne font pas de bruit et dont on ne ressent la brûlure que quelques instants après avoir été piqué), la mouche noire, la mouche-chevreuil qui vous arrache un bout de peau…

 

-         Dans la nature il est fréquent de croiser un ours! Attention, surtout il ne faut pas le regarder dans les yeux, ne pas courir (sinon il vous prend pour du gibier), ne pas grimper aux arbres, ne pas s’allonger au sol…les conseils sont divers et variés, mieux vaut ne pas en croiser un!

 

-         Le plat national est la « poutine » : des frites avec des morceaux de fromage et de la sauce à la viande…un peu lourd sur l’estomac!

 

 

 

Vie quotidienne :

 

 

 

-         Au Québec, la cuvette des toilettes est remplie d’eau. La première fois j’avais peur de faire déborder les toilettes!

 

-         Il n’y a quasiment pas de crottes de chiens sur les trottoirs, faut dire qu’on ne voit pas beaucoup de chiens non plus (les amendes sont très élevées). Incroyable, plus besoin de regarder ses pieds on peut enfin regarder en l’air quand on marche!

 

-         Les lumières (feux tricolores) sont situées après le croisement attention aux têtes en l’air!

 

-         Il n’a pas de glace dans les congélateurs.

 

-         Les magasins sont ouverts tous les jours jusqu’à 17h, sauf le jeudi et vendredi c’est jusqu’à 21h.

 

-         Tous les prix sont affichés hors taxes. Attention au piège, il faut rajouter la taxe provinciale (7%) et la taxe fédérale (7.5 %)!

 

-         Il faut rajouter 15% de pourboires à la note au resto et dans les bars.

 

-         Les Québécois n’enterrent pas leurs morts l’hiver. Logique quand il fait -40C et qu’il y a 4 m de neige, on ne peut  pas creuser de trou! Si quelqu’un décède en hiver il sera enterré au printemps! Auparavant on les conservait sur les toits…

 

-         Ici on est discipliné : tout le monde se met à la queue leuleu pour attendre le bus!

 

-         A Montréal on ne craint ni le froid ni la chaleur, on peut tout faire en souterrain sans mettre le nez dehors, d’où son surnom de ville souterraine.

 

-         On peut acheter ses timbres chez Pharmaprix qui est à la fois un supermarché pour les produits d’hygiène et une pharmacie (la plupart des médicaments sont remis sans ordonnance).

 

-         Il existe une chaîne nommée « Couche-tard » (3000 magasins) où l’on peut acheter un peu de tout à n’importe quelle heure. C’est l’équivalent de ce que l’on appelle chez nous « L’arabe du coin » ou l’épicerie de nuit.

 

 

 

Culture :

 

 

 

-         Les femmes ne prennent pas le nom de leur mari …c’est dépassé m’a-t-on dit! Mais en fait c’est pour garder une diversité des noms.

 

-         Les Québécois pensent qu’en France, les pourboires sont inclus dans la note, alors ils ne laissent pas un cent au serveur! Ils confondent service inclus et pourboires.

 

-         Quand il n’y a personne au guichet dans le métro, c’est gratuit et il n’y a pas de contrôleurs. En revanche, si on fraude, on risque d’avoir sa photo dans les journaux pour que quelqu’un te dénonce et touche une prime!

 

-         Les Québécois mangent à 18h et regarde le film du soir à 19h, comme il y a une pub toutes les 15 min, le film dur 2 fois plus longtemps.

 

-         Tout le monde déménage le 1er juillet.

 

-         Certains mettent des annonces dans le journal pour organiser des parties de frisbee ou de gladiateurs le dimanche au parc.

 

-         Il existe des résidences funéraires où l’on expose les morts dans des salons, où la famille et les amis peuvent venir dire un dernier Adieu avant l’enterrement. Autrefois on les laissait plusieurs jours, aujourd’hui ce n’est plus qu’une journée.

 

 

 

Travail :

 

 

 

-         Les Québécois versent la moitié de leur salaire aux impôts, enfin ceux qui en paient car 60% ne paient pas d’impôts.

 

-         Les Québécois qui réfèrent quelqu’un au sein de leur société touchent de l’argent! Un peu comme le parrainage dans les réunions tuperware! Une fille a touché 5000$ à mon travail!

 

-         Les femmes enceintes ont droit à un congé de maternité d’un an, elle touche 55% de leur salaire par la sécu et récupère leur job après!

 

-         Vous pouvez arriver le matin au travail et être remercié (licencié) dans la matinée sans préavis (départ immédiat)

 

-         En contrepartie préavis pour quitter un job : 15 jours

 

-         La semaine de 35h payée 39 n’existe pas, ni les RTT.

 

-         Les employés n’ont droit qu’à 2 semaines de congés payés, quand on est français c’est impensable, il nous faut une semaine pour les sports d’hiver, 3 semaines pour aller au bord de la mer l’été, et une semaine pour les fêtes de fin d’année!

 

 

 

La bouffe :

 

 

 

-         Impossible de trouver de petits conditionnements, tout est toujours plus grand.

 

-         Le lait n’a pas le goût de lait, il est coupé à l’eau et les glaces contiennent des substances laitières…( c’est quoi?)

 

-         Les steaks hachés  et autres viandes au supermarché n’ont souvent pas de date de péremption. Quand il y en a une, elle peut être changée jusqu’à 3 fois! (même plus s’il n’y a pas eu de suivi de la 1ère date) et souvent les steaks hachés sont un mélange de viandes fraîches et congelées! (la viande est rouge à l’extérieur et marron dedans!)

 

-         Tous les yaourts contiennent de la gélatine (rappel : c’est de la graisse animale et des os broyés…bon appétit!)

 

-         Les glaces sont prêtes à l’emploi, elles sont molles, on peut les manger direct sorties du congel.

 

-         Dans certains restos on peut apporter ses propres bouteilles de vins.

 

-         Au Mc Do on peut commander un Mc Homard, pendant la saison du homard!

 

 

Par Steph
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Vendredi 27 mai 2005

Que ces deux mots sont magiques, aussitôt prononcés et l’on pense tout de suite au rêve américain. Ce rêve a failli tourner au cauchemar! Pour le week-end de 3 jours de la fête de Dollar, Anne, Alex, Sophie, ma mère et moi, avions décidé de partir pour New York en bus de nuit le vendredi soir et de passer deux nuits à l’auberge de jeunesse. Nous devions prendre le bus de 22h30 mais il y avait tellement de monde que même en arrivant 1 h à l’avance nous avons été obligés de prendre celui de 23h45. C’était bien la peine qu’Alex passe par la fenêtre des toilettes pour s’échapper plus tôt du travail! Et quel bus ! Le dernier qu’ils ont du ressortir du cimetière des bus, quant au chauffeur, il sortait tout droit d’un feuilleton genre Arnold et Willy, c’était un blagueur qui parlait le slang, on n’y comprenait rien mais il se marrait tout seul. Première blague, il nous a demandé «  Avez-vous déjà été à New York? », on a dit non et il nous a répondu « Moi non plus! » en étant mort de rire! Le bus était vraiment pourri, au début on crevait de chaud, limite on se serait mis en sous-vêtements, puis il a éteint le chauffage dans la nuit et là c’était le pôle Nord! On avait tellement froid qu’il était impossible de dormir, tout le monde avait son manteau et certains chanceux avaient une capuche (car il y avait du vent près des fenêtres), mais le chauffeur ne voulait rien savoir, il disait qu’avec le chauffage il y avait trop de buée sur le pare brise…

 

 

A la frontière, nous sommes restés coincés aux douanes pendant 3h il y avait trop de bus et il n’y avait que 4 guichets d’ouverts et 3 gars qui glandaient. A 3h du mat’ il a fallut descendre toutes les affaires du bus et faire la queue pour remplir une fiche de renseignements, relever nos empreintes digitales et faire une photo…c’est tout? Non passer à la caisse et cracher  6$ pour avoir le privilège d’avoir un petit papier vert. Pour la photo j’ai voulu faire une tête de killer comme dans les films mais il m’a dit ‘smille’…c’est pas drôle. Quant à Alex, il n’arrivait pas à prendre ses empreintes digitales car il a les doigts trop secs, alors il lui a demandé de se toucher le visage pour mettre un peu d’huile mais ça ne marchait toujours pas. Du coup il a mis ses doigts sur mon visage…merci pour le compliment! 

 

 

 

Une fois la frontière traversée, nous avons essayé de dormir mais sans succès, vous avez déjà tenté de dormir dans un freezer? Un conseil n’essayez pas, on a tenté pour vous!

 

 

 

Vers 9h nous sommes tombés dans les embouteillages du périph’ de New York, et là le chauffeur nous a redit que c’était son premier voyage à New York…cette fois on l’a cru car il se faisait guider par un passager, il tournait à droite au dernier moment et il a raté 2 fois la station de bus. Bref après 12 heures de galère nous étions heureusement toujours en vie (et oui on a pris des risques en route) et bel et bien arrivés à NEW YORK!

 

 

Première rencontre avec le métro pour aller à l’auberge de jeunesse. On vérifie si la réservation est OK, on pose les bagages et c’est parti! On a pique niqué dans un parc et on a traversé le pont de Brooklyn à pied, il faisait beau c’était sympa. Puis nous sommes allés voir l’endroit où trônaient les anciennes tours jumelles (Ground 0) On se demande encore comment ça a pu se passer pour que les immeubles aux alentours soient encore debout. Ensuite nous avons traversé Wall Street et nous sommes allés prendre le ferry pour voir, la fameuse, la majestueuse The Statue de la Liberté! Enfin dans le bateau on a pu s’asseoir!

 

 

 

En fin d’après-midi, nous avons fait la queue pour monter au 86Ème étage de l’Empire State Building et observer la ville au crépuscule. Après plus d’une heure d’attente, qu’elle ne fut pas notre surprise (mauvaise) de trouver les portes fermées, il y avait un orage…quand on a la poisse! On a quand même vu le beau coucher de soleil et les buildings illuminés à travers les fenêtres pleines de gouttelettes mais c’était raté pour les photos. Après nous sommes allés tester les spécialités culinaires du pays…on s’est fait un p’ti Mc Do! Ensuite nous étions épuisés et nous sommes rentrés à l’auberge…et là c’est le drame! Ils nous avaient dispersés dans 3 chambres, c’est super pratique quand on a prévu un gel douche, un shampoing et un réveil pour 5! On s’est pris la tête à l’accueil puis on est enfin allé se coucher.

 

 

 

 

             Dimanche matin, direction Central Park, sous la pluie mais ça faisait du bien un peu de verdure après une journée au milieu de la foule et des gratte-ciel. En fin de matinée, nous avons essayé de faire du shopping, mais seulement essayé car on a jamais trouvé le centre commercial! Comme il pleuvait toujours, nous sommes allés visiter le Musée d’Histoire Naturelle, c’est génial mais immense, il faudrait une journée pour tout faire. En rentrant à l’auberge je m’attendais au pire, et j’avais raison! Ils nous avaient réservé une chambre de 10 avec 5 mecs!! Ben voyons…en plus la manager se foutait de nous, on a encore gueulé, même si ça changeait pas grand-chose au moins ça défoule. Finalement on s’est retrouvé dans une chambre de 10 filles…

 

 

 

 Ben & Delph on trouvé le fameux Café central Perk de Friends...il est faux! Ce sont les studios de la Warner

Le soir on voulait faire un tour de limousine mais au lieu de 100$ c’était 200$ car il comptait le trajet pour venir nous chercher, tant pis on est allé à pieds au club de jazz, mais comme il n’y avait plus de places assises on est allé au Planet Hollywood (encore une spécialité du coin) tout se passait bien : bonne ambiance, jus de fruit frais pressés, milkshakes..jusqu’à l’addition! Et oui la serveuse s’est rajoutée ses pourboires sur la note, 18% quand même! En gros tu prends un coca à 3,50$ tu le paies 6,50$ avec les tips et taxes. En rentrant on a traversé Times Square illuminé, c’était impressionnant toutes ces pubs.

 

 

 

 

Le lundi, dernier jour était dédié au shopping, petit tour à Century 21, ChinaTown et Soho puis 6th Avenue. Et après tout ça j’ai osé dire à la douane ‘Non non rien à déclarer’ avec les bras chargés!

 

 

 

Nous sommes allés au bus bien en avance pour être sûr d’avoir un bus normal et de pouvoir dormir! Au moins le retour s’est bien passé, le chauffeur conduisait bien, il s’est arrêté au Mc Do pour dîner et on est même arrivé en avance! Ouf fin de la poisse…en revanche la prochaine fois on ira en voiture (c’est seulement 6h) et on prendra une chambre d’hôtel!

 

 

 

 

 

 

Par Steph
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