Quel parcours du combattant ce départ ! Comme si cela ne suffisait pas que je galère pour trouver un stage à distance depuis le mois de janvier Me voici à une semaine du départ et rien nest prêt, cest la panique ! Le timing était plus que serré puisque je terminais les cours à Montpellier le samedi 26 mars à cause dun rattrapage (3ème fois jespère que je laurai !) Et je prenais la route dans la foulée. Ma coloc mattendait sagement dans la voiture avec les cookies fraîchement préparés de la veille (énergie nécessaire quand on a 8h de route et quil risque dy avoir des bouchons) A 10h pétante je suis sortie comme une flèche de lamphi et à peine 15 min après nous étions déjà dans un bouchon ! Et oui quelle idée de prendre la route le samedi du week-end de Pâques. Nous sommes restées bloquées plus de 30 min au beau milieu dun rond point, heureusement les cookies étaient là pour nous calmer les nerfs. Ensuite il ny a plus eu de bouchons mais au fur et à mesure que nous traversions les régions nous avons eu droit à tous les éléments : pluie, grêle, orage, vent. Nous sommes arrivées à Argent vers 17h pile poil pour prendre le thé avec les bugnes et les cookies, bien sur !
Une première étape était franchie, mon 13ème déménagement (en 6 ans), il me restait tout juste 5 jours pour dire Goodbye aux amis et à la famille, faire ma valise (il me fallait bien 2 jours) aller chez le docteur, le coiffeur, et surtout détail qui a son importance : faire mon visa à lAmbassade. Et oui, je navais toujours pas de visa 5 jours avant le départ et vu ma chance comme je partais un 1er avril, javais des raisons de me faire du souci ! La prise de tête commence, comme je navais pas de stage, je navais pas de lettre daccueil dune entreprise et je ne pouvais pas faire une demande de visa de stagiaire. Cest pourquoi, le mardi soir vers 23h on a décidé avec Alex que je demanderai un PVT. Nous avons passé une bonne partie de la soirée à écrire ma lettre de motivation. Alex devait maider à lécrire puisquil avait rédigé 4 pages pour la sienne (la fille à lambassade avait rarement vu ça !) Mais ça devint très vite un sujet dengueulade, il a commencé par écrire que jétais tombée en amour avec le Canada (je ny avais jamais mis les pieds !) que je r^vais dy faire ma vie (pas du tout je veux juste y effectuer mon stage de spé) et que jétais une passionnée de photos et que les grands paysages de ce pays étaient des sujets idéaux Bref que du pipeau, mais bon ça avait marché pour lui et il fallait bien que je finisse cette lettre car il était 1h du mat et quon se levait à 5h du mat pour aller à lAmbassade du Canada.
Jai limpression que je suis à peine couchée lorsque le réveil sonne, dernière vérification des papiers et on y va ! Comme dhab bouchon sur le préiph mais après 2h30 de voiture nous voici arrivés et bien sûr il y a déjà une longue file dattente sur le trottoir. Je fais la connaissance dAntoine, étudiant à Polytechnique qui a un stage et une lettre daccueil, et Ysmai, qui fait sa demande de résidente permanente. Le stress commence à monter : vont-ils me donner mon visa sans me poser trop de questions ? Une heure plus tard je me retrouve au guichet et je donne mon dossier la main un peu tremblante, elle prend ma lettre la lit en 2 secondes et mets mon dossier dans une enveloppe, première étape franchie avec succès, je dépose lenveloppe dans une boite et je discute avec Antoine et 1h après on mappelle par mon numéro : « Félicitations voici votre PVT » Youpi ! Ouf, jai eu mon visa à J-2 mais je lai eu ! On passe maintenant au second casse-tête de la journée : souscrire à une assurance. Je ny comprenais rien, jétais couverte par mon contrat jeune à la Matmut pour la responsabilité civile et le rapatriement + les frais médicaux mais vous connaissez les ptites lignes des contrats quon le lit jamais, et bien là cétait écrit que cétait pas suffisant pour le Canada ! Jai finalement souscris à lassurance dOTU avec tarif étudiant (178 euros pour 6 mois). Quelle journée constructive !
Le jeudi arriva, veille du départ et je navais toujours pas bouclé mes valises Au secours! Je ne savais vraiment pas quoi prendre, vêtements dété, dhiver ? Forcément quand on sait quil peut encore neiger en avril et quil peut faire jusquà 40°C en plein été ! Il faut prévoir chaussures dété et dhiver, manteaux malgré moi jai du faire des concessions et jai retiré pas mal daffaires car je navais droit quà 2X 32 kgs. Jai terminé mes valises à 1h du mat entre 2 coups de fil. Je me suis levée à 5h du mat le jour J pour aller à laéroport. Jai eu du mal à garder les yeux ouverts sur le trajet, mais je devais encore signer mes travallers chèques et noter les numéros. Dernier coup de pression à lembarquement pour savoir si mes 2 valises, mes 2 vanity, mon bagage à main de 10 kg et mon ordi allaient passer incognito. Mais oui bien sûr elles sont très sympas les hôtesses dAir Canada ! En revanche au contrôle ils mont fait enlever mes bottes la honte javais des pauvres chaussettes et tout le monde me regardait !
Dans lavion, jétais assise à côté dune canadienne de Victoria très sympathique qui me prévient du choc culturel que je vais subir je lai regardée avec des yeux de merlan fris (maintenant je vois ce que tu voulais dire Gisèle !) Le de 7h sest bien passé, à part un pti raté de la part dAir Canada qui nous a passé les Ghostbosters ! Après latterrissage, je commençais à paniquer car je narrivais plus à remettre mes bottes ! Javais des poteaux à la place des mollets tant pis je les ai pas attachées. Avant de récupérer les bagages, je suis passée à limmigration pour obtenir mon fameux permis de travail. Enfin, jai pris le bus pour Montréal, et coïncidence, en discutant avec ma voisine, je maperçois que cest la maman dun gars de ma promo, que le monde est petit ! Arrivée à la gare routière jétais lessivée et jai pris un taxi bien que Anne nhabite quà 5 min à pieds ! Une fois chez elle je navais quune envie : dormir, mais il nétait que 14h30 ! Je ne tenais plus debout mais jai du veiller jusquà 21h pour être en phase avec lheure locale. Quelle aventure et ce nétait que le début !






